C’était… la Nintendo 3DS

Alors que nous venons d’assister au retour des Nintendo Direct, de son côté, la 3DS fêtera le mois prochain ses 10 ans. Il était donc temps de revenir sur la carrière de la console portable 3D de Big N après tant d’années de bons et loyaux services. A l’image de la Wii U, c’est donc parti pour un ultime hommage à la 3DS !


2011 – un début calme

J’ai acheté ma 3DS à son lancement le 25 mars 2011 avec… aucun jeu puisque ceux proposés au lancement ne m’intéressaient guère. Je n’aime généralement pas cette expression mais vous pouvez considérer que j’ai agi comme un fanboy. Cela m’aura tout de même permis d’être éligible au Programme Ambassadeur et ses 10 jeux NES et GBA… que je n’ai jamais lancé pour la plupart.

La Nintendo 3DS - Modèle d'exposition de l'E3 2010
« Ceci est une révolution ! »

Mon aventure sur 3DS commença réellement le 16 juin, date à laquelle sorti Zelda Ocarina of Time 3D (64h de jeux). L’occasion de découvrir enfin la première aventure en 3D de Link. Cependant, depuis quelques jours, je profitais de Link’s Awakening DX (30h), fraichement débarqué sur la Console Virtuelle 3DS dans le cadre des 25 ans de Zelda.

En fin d’année, je pus acquérir ma première exclusivité de la console. Mario Kart 7 (202h) me suivit pendant de longues années et notamment au cours de mes déplacements aux 3DS in Nice, à la Japan Expo et autres tournois online. Bref, un épisode devenu l’un de mes préférés de la série.


2012 – un nouveau modèle apparaît
Aquateur teste la 3DS XL à la Japan Expo 2012
Ma première impression de la 3DS XL fut très mitigée.

Puis vint la sortie de la 3DS XL en juillet 2012. Je me souviens ne pas avoir accroché à cette dernière de prime abord. Je trouvais la console imposante, l’écran trop gros et le léger flou dû à la faible résolution des jeux 3DS rédhibitoire. Ce n’est d’ailleurs pas le fait d’avoir pu la tester à la Japan Expo de cette même année, puis avec Mario Kart 7 dans un Micromania qui me fit changer d’avis.

Pourtant, j’annonçais sur Facebook en juin 2013 avoir fait l’acquisition de ma 3DS XL via eBay à 145 euros neuve (comme quoi, tout est possible). En réalité, c’est dû à un soucis de crispation au niveau du poignet rencontré à force d’enchainer les parties de Mario Kart 7 sur ma 3DS classique qui me décida à passer le cap. Finalement, c’est le design de la XL qui autrefois me rebutait qui me fit repasser à la caisse.


2013 – un modèle dédié aux enfants
Pub pour la 2DS
Son annonce aura fait couler de l’encre…

Deux mois plus tard, Nintendo annonçait la 2DS ! Tout le monde se souvient certainement de l’accueil relativement mitigé de la part des joueurs dû à l’absence de la fonctionnalité 3D de la console et d’une charnière la faisant ressembler à un jouet pour enfant. Ce qui est plutôt une bonne chose puisque c’est exactement la cible de la console. Son design en un seul bloc la rend plus robuste rendant son utilisation moins risquée auprès des jeunes joueurs et l’utilisation de l’écran stéréoscopique leur étant fortement déconseillé, la 2DS devient la console par excellence des enfants.

Par ailleurs, sa sortie occidentale simultanée avec Pokémon X et Y me permet de préciser que je ne parlerai pas de mon expérience sur 3DS avec les monstres de poche puisque je leur ai précédemment dédié un article.


2014-2015 – deux « new » modèles

Nous voici désormais en 2014, année pendant laquelle Nintendo annonça les New Nintendo 3DS, deux versions légèrement plus puissantes que les précédents modèles avec notamment un second stick. Contrairement à ce que laissait penser l’annonce du portage de Xenoblade Chronicles sur ces modèles, aucun jeu exclusif majeur ne sorti. A titre personnel, 2014 m’évoque surtout la sortie de Super Smash Bros. for 3DS. Après des années à espérer un épisode sur console portable, me voici face à mon fantasme vidéoludique dès septembre grâce à ma 3DS XL japonaise (58h) avant de repasser à la caisse quelques semaines plus tard lors de la sortie européenne (236h).


Artwork de la New Nintendo 3DS Ambassador Edition
Une avant-première inattendue avec une coque exclusive à la clé !

Début 2015 sera marqué par la sortie des New 3DS en Europe. Mais avant cela, Nintendo tirera au sort quelques membres du Club Nintendo afin de leur proposer d’acquérir en avant première ce nouveau modèle avec une coque exclusive. Si je n’ai pas été tiré au sort, une ancienne connaissance me proposa de profiter de sa chance. Me voici donc en possession d’une New 3DS quelques jours avant sa sortie officielle, étant à l’origine intéressé par l’achat du modèle XL. En parallèle, sorti également Zelda Majora’s Mask 3D (50h). Me voici désormais en possession de tous les Zelda 3D sortis à l’époque. Malgré un nombre d’heures passé moins important sur cet épisode, je l’ai nettement préféré à OoT.

Mon rapport avec les New 3DS est spécial : je pensais, à l’origine, partir sur la XL. Mais le craquage imprévu pour le modèle Ambassadeur me fit douter trois jours avant la sortie officielle. J’avais la puissance et le stick avec cette dernière et le confort visuel avec la 3DS XL de première génération. Finalement, je me rétractai… avant de passer à la caisse en juillet 2016.


2017 – finir en beauté

Nouveau bond dans le temps jusqu’en juillet 2017 avec la sortie de l’ultime modèle de la console : la New 2DS XL ! Je pense que cette console est un best-of de ce qui se fait dans la gamme : taille réduite, puissance digne d’un modèle « New », pas de 3D (j’y reviendrai plus tard) et proposée à 150 euros. Bref, le modèle parfait en cette fin de génération, alors que la Switch était sortie depuis quelques mois.


Livingshoot de la New Nintendo 2DS XL
Tout les oppose… sauf l’absence de 3D stéréoscopique !

Au niveau de mes jeux, j’aurais également joué à Mario Tennis Open (14h) qui m’aura fait passer de bons moments mais aussi quelques accès de rage. Je me serais essayé également à Kirby Triple Deluxe (26h) que j’aurais quasiment fini à 100% avant d’abandonner suite à une défaite cuisante dans l’Arène. Je ne suis pas passé à côté de Zelda : A Link Between Worlds (16h) que je n’ai pas apprécié, n’accrochant pas, entre autre, au système d’obtention des armes. Enfin, j’ai aussi passé un peu de temps sur Nintendo Badge Arcade (8h) afin de personnaliser mon menu 3DS malgré une physique de jeu au service du système pay-to-win mis en place.


Bilan

La 3DS fut une console que j’ai relativement apprécié. Ce n’est certainement pas ma préférée mais elle me laisse de très nombreux souvenirs. Contrairement à ce que pourrait laisser croire mes heures de jeux précédemment montrées, j’aurais passé beaucoup de temps avec elle; majoritairement grâce l’ensemble des jeux Pokémon sortis sur la console. Mention spéciale au Journal d’activité qui me permit d’indiquer tout au long de l’article mes heures de jeux précises.


Hormis ses jeux, je retiendrais surtout que la principale fonctionnalité de la 3DS, à savoir, proposer un affichage 3D stéréoscopique, fut montrée du doigt tout au long de sa vie. Entre les maux de tête rapportés et un manque d’utilisations pertinentes, il n’est pas étonnant que l’argument du jeu en 3D disparu au fur et à mesure des années. Si ce ne sont pas nécessairement les jeux les plus ambitieux techniquement, l’affichage 3D disparu des jeux Pokémon à partir de Soleil et Lune. Vu l’importance de la licence Pokémon pour les consoles Nintendo, cela me semble être un message relativement clair.

Autre exemple : l’existence de la 2DS. Que Nintendo se soucie de la santé de son jeune public est une bonne chose. Cela signifie également que pousser le curseur de l’affichage 3D n’est qu’optionnel, les jeux étant compatibles ne se reposant dessus qu’en tant que bonus. Enfin, la 2DS XL me semble être, pour Nintendo, l’aveu que la 3D stéréoscopique n’est finalement que peu utile. Contrairement à la 2DS qui proposait un design unique, la XL ressemble bien plus aux New 3DS classique qu’à une évolution de cette dernière. De plus, la proposer en temps que dernier modèle de la gamme 3DS renforce ce constat.

Collection de 3DS d'Aquateur

Les New 3DS ne sont pas en reste car même si leur surplus de puissance n’a jamais été présenté comme révolutionnaire, je pense qu’il est difficile de vanter ses mérites concrets si nous les comparons aux autres modèles. Je ne critique pas le fait de rafraîchir la famille 3DS, loin de là, mais nul doute que ces ajouts n’ont réellement été utilisés que dans de rares cas. Je fais bien sûr allusion aux potentiels jeux exclusifs de ces modèles dont la communication officielle m’a toujours semblé floue.

Au final, nous n’eûmes droit qu’à Xenoblade Chronicles et Fire Emblem Warriors. Le fait qu’il s’agisse, dans les deux cas, de portage renforce cette idée que Nintendo fut et restera frileux à l’idée de développer des jeux pensés pour ces modèles. Ce n’est d’ailleurs pas l’amélioration de l’affichage 3D, l’ajout des boutons ZL et ZR, du stick C ou la comptabilité avec les amiibo qui rendirent les New 3DS indispensables.


Ma conclusion est relativement portée sur les aspects négatifs de la 3DS mais à titre personnel, ces quelques défauts n’ont jamais représentés un frein. Bien au contraire puisqu’entre les modèles acquis pour mon utilisation et la collection, la 3DS est la seule console portable de Nintendo dont je possède au moins un exemplaire de chaque modèle. J’y ai passé des centaines d’heures dessus et loin de moi d’en avoir une mauvaise image. J’espère que, tout comme moi, la 3DS vous aura fait vivre des moments mémorables en solo ou en multijoueur. Quoiqu’il en soit, il est temps pour moi de retourner sur Switch sans jamais oublier toutes ces parties sur la dernière console portable traditionnelle de Big N.

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